Sauriez-vous reconnaître l’anxiété chez votre enfant ? (suite)

Entre 2 et 33% des enfants et adolescents québécois ont au moins un trouble anxieux.

Les signes psychologiques de l’anxiété chez l’enfant

La gardienne arrive bientôt. Ton enfant s’accroche à toi.

«Je devrais peut-être rester à la maison.»

«Est-ce qu’il est malade?»

«Peut-être qu’il n’apprécie pas la gardienne? Est-il timide?»

Et si ce n’était rien de tout ça, mais de l’anxiété ?

Chez l’enfant, l’anxiété ne se voit pas toujours.
Elle peut s’exprimer par des comportements, des inquiétudes persistantes ou une grande difficulté à affronter certaines situations.

Quand l’inquiétude prend trop de place

Un enfant anxieux ne sait pas toujours dire « j’ai peur ».
Il peut plutôt :

  • éviter

  • résister

  • pleurer

  • se mettre en colère

  • demander sans cesse à être rassuré

  • ou rester figé devant une tâche

À l’école, certains enfants hésitent à lever la main, paniquent avant une évaluation ou craignent de décevoir.


À la maison, on peut observer des inquiétudes au moment du coucher, des résistances aux devoirs ou une grande détresse face aux changements.

Comme si leur esprit anticipait constamment le pire.

10 questions pour repérer les signes psychologiques d’anxiété

Prenez un moment pour observer si ces situations vous semblent familières :

● Votre enfant est-il souvent au bord des larmes ou très « collant » ?
● A-t-il fréquemment besoin d’être rassuré ?
● S’inquiète-t-il de façon excessive ?
● Évite-t-il certaines situations ou activités ?
● Anticipe-t-il le pire (« Et si… ? ») ?
● Craint-il beaucoup le jugement des autres ?
● Est-il irritable ou sujet à des colères soudaines ?
● Exprime-t-il souvent des pensées négatives ?
● Montre-t-il un perfectionnisme marqué ?
● Manque-t-il de confiance en lui ?

Ce qui est normal… et ce qui l’est moins

Tous les enfants vivent des peurs et des inquiétudes à certains moments.
Cela fait partie du développement.

Mais lorsque ces signes deviennent fréquents, intenses ou empêchent l’enfant de fonctionner sereinement au quotidien, ils peuvent indiquer un trouble anxieux.

Derrière ces comportements se cache souvent un enfant qui veut bien faire… mais qui se sent dépassé.

Comment aider avec douceur

Mieux comprendre l’anxiété permet d’adapter notre posture :

  • rassurer sans surprotéger

  • encourager sans mettre de pression

  • soutenir sans faire à la place

  • chercher de l’aide lorsque nécessaire

Au Québec, les CLSC constituent une ressource importante pour les familles.
Une ligne d’écoute pour les parents est également disponible au 1 800 361-5085.

Et maintenant ?

👉 Observez-vous les signes d’anxiété dans certaines situations précises ?
👉 Affectent-ils le bien-être ou le fonctionnement de votre enfant ?

Comprendre ce qu’il vit est souvent le premier pas pour l’aider… et pour vous sentir moins seul comme parent.

Au cours des prochains mois, TRUFOO poursuivra cette réflexion à travers son magazine, son blog et ses ateliers parents-enfants.

👉 Lire aussi notre article sur les signes physiques de l’anxiété :
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